Les caméras antidéflagrantes ne sont pas toutes identiques. Leurs fiches techniques peuvent sembler similaires, mais celles qui résistent aux environnements industriels ont quelques points communs. Voici ce que nous avons appris après avoir livré des milliers d'unités à des raffineries, des usines chimiques et des mines.
Commençons par le matériau du boîtier. L'acier inoxydable 304 est la référence. Il résiste à la corrosion et aux chocs, et ne se dégrade pas dans les environnements chimiques agressifs. Les alliages moins chers permettent de réaliser des économies à l'achat, mais coûtent plus cher à remplacer. Si un appareil photo n'est pas en acier inoxydable 304, nous nous poserions des questions.
Vérifiez ensuite les certifications. La certification antidéflagrante Zone 1 et Zone 2 indique que la caméra est conçue pour les atmosphères explosives. Les certifications ATEX, CE, FCC et RoHS doivent toutes être présentes. Il ne s'agit pas de certifications facultatives : elles sont obligatoires pour une utilisation légale dans la plupart des environnements industriels. L'absence de l'une d'entre elles représente un risque.
La vision nocturne n'est pas une option, elle est essentielle. Les sites industriels ne s'arrêtent pas à la tombée de la nuit. Un système de vision nocturne infrarouge d'une portée suffisante (100 mètres ou plus) est indispensable. Certains sites bénéficient également de l'imagerie thermique, qui permet de détecter les signatures thermiques malgré la poussière et le brouillard. Ceci est particulièrement utile pour repérer les équipements en surchauffe avant que cela ne pose problème.
Examinez la configuration d'installation. L'alimentation par Ethernet (PoE) simplifie le câblage en utilisant un seul câble pour l'alimentation et les données. C'est un point important dans les zones à risques où le passage de plusieurs câbles engendre des coûts et des risques supplémentaires. Vérifiez également les options de montage. Les configurations bullet, dôme et PTZ répondent à différents besoins de couverture ; assurez-vous donc que le modèle soit adapté à la configuration de votre site.
Ne négligez pas la compatibilité avec votre NVR. L'utilité de votre caméra dépend de la qualité du système qui enregistre et gère son flux vidéo. Les NVR multicanaux, de 10 à 196 canaux, doivent prendre en charge l'enregistrement centralisé, la visualisation à distance et l'intégration avec votre plateforme VMS existante. Si la caméra n'est pas compatible avec votre système actuel, vous risquez d'ajouter du travail au lieu d'en simplifier la tâche.
Ce qui nous distingue, c'est que chaque caméra expédiée est soumise à un test de vieillissement accéléré de 72 heures à 50 degrés Celsius. Il ne s'agit pas d'un argument marketing : c'est ce qui nous permet de maintenir notre taux de défaillance sous les 0,5 %. Nous proposons également des services de personnalisation ODM et OEM ; ainsi, si vous avez besoin d'un emballage, d'un étiquetage ou même d'ajustements du firmware spécifiques, nous nous en chargeons.
En résumé, une caméra antidéflagrante aux spécifications précises, certifiée et soumise à un contrôle qualité rigoureux n'est pas un coût, c'est une assurance. Et comme toute assurance, on ne s'en rend compte qu'en cas de besoin. Nous concevons les nôtres pour que vous n'ayez que rarement à y recourir.